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Lettre aux Commissaires aux comptes

Vous êtes appelés prochainement à choisir vos représentants dans les 33 compagnies régionales des commissaires aux comptes. C’est un moment privilégié de débat sur la profession et son avenir, et c’est particulièrement le cas cette année.


La présente campagne électorale se déroule alors que les textes de la réforme européenne de l’audit ont été adoptés par Bruxelles et que les discussions sur leur application en France battent leur plein.


En effet, six groupes de travail ont été 
récemment mis en place par la Chancellerie sur la transposition de la directive et le choix des options du règlement.

Le président de la CNCC, Yves Nicolas, a pour cela mis toute son énergie et tous ses moyens afin que la profession, dans toutes ses composantes, puisse présenter une image et des positions communes pour être plus forte et peser au maximum dans la négociation. 

Il avait appelé toutes les sensibilités et tous les modes d’exercice de la profession à partager un 
débat sur les options ouvertes par les textes européens au sein de la Commission réglementation et prospectives professionnelles de la CNCC. Rappelons d’ailleurs que cette commission créée il y a deux ans, a été construite autour de cet objectif de coordination et d’homogénéité du corps professionnel, en réponse à une réforme que nous savons, depuis le début, structurante pour notre exercice professionnel et nécessitant une présence forte et des réponses communes à toute la profession.
 
A l’occasion de ces groupes de travail, les échanges ont débuté début septembre et Yves Nicolas avait exigé et obtenu de tous les participants qu’ils ne communiquent pas sur les sujets sur lesquels des divergences de point de vue pouvaient apparaître,laissant le temps nécessaire au débat interne afin qu’un consensus puisse se dégager.  

Hélas, le lancement du programme électoral d'ECF fait ressortir dans la presse de telles divergences alors que les positions de la profession ne sont pas arrêtées et que volontairement l’IFEC n’a pas exprimé publiquement son point de vue afin de permettre l’instauration d'un débat
 ouvert et serein, et l’obtention d’une position commune et respectueuse de l’intérêt général au sein de la CNCC.

Il est regrettable, à un moment où l’intérêt général nécessite l’unité et la solidarité de tous les professionnels, de vouloir opposer et de s’inscrire encore et toujours dans la seule opposition entre grands et petits cabinets. 

Vouloir
 aussi créer un département PME au sein de la CNCC est un non-sens, quand on sait que justement la CNCC est constituée presque totalement des représentants des cabinets de proximités intervenant sur des mandats PE/PME, et que face au Département des marchés financiers, un département PME risquerait de scinder la profession en deux, et d’instaurer une profession à 2 vitesses. 

C’est aussi bien au service de tous qu'Yves Nicolas et son équipe se battent contre le relèvement des seuils dans les SAS et qu’ils ont permis d’élargir le périmètre du Commissariat aux comptes. Bien entendu, c’est aussi par cette bataille que nous obtenons que la réforme européenne, qui reconnait grâce à nous l’audit dans les PME, n’alourdisse pas les contraintes qui pèsent sur les plus petits cabinets.

Nous continuerons à nous battre dans le cadre de la réforme européenne pour la promotion et le développement du commissariat aux comptes en France au bénéfice de tous les cabinets, de tous les modes d’exercice professionnel.


Soyez assurés de toute notre détermination et de toute notre énergie pour poursuivre le combat porté par la CNCC au service de tous.

Charles-René Tandé,
Président de l'IFEC 

Denis Lesprit,
Vice-président de la CNCC,
Vide-président de l'IFEC