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Débat sur la loi Macron

Chères consoeurs,  chers confrères,

Les débats parlementaires qui se sont déroulés au sein de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi sur la croissance et l’activité avant l’examen du texte devant l’assemblée nationale et les communications virulentes de certaines organisations patronales m’ont profondément heurté.  

Plus précisément, l’entrée de sociétés d’experts-comptables dans le capital d’autres sociétés de professions juridiques ou judiciaires a suscité des attaques infondées à l'encontre de notre profession.

 

L’expert-comptable est dépeint comme un « cheval de Troie », grâce auquel des fonds de pension pourraient s’introduire malicieusement dans le capital de tel ou tel cabinet d’avocats. D’autres voient la possibilité pour une société financière qui proposerait des prêts à la consommation de détenir des études d’huissiers… .      

Certains fustigent encore « les experts-comptables ou les capitaux extérieurs », où règnent l’intolérable, l’inadmissible « culture du résultat ». 

Ces jugements portés sur notre profession sont tout simplement outrageants.  

Je ne peux pas laisser dire que l’indépendance d’un expert-comptable vaudrait moins que celle d’un autre professionnel du droit ! 

 

Je ne peux même pas laisser s'installer l'idée qu’un expert-comptable puisse être présumé dans un état de dépendance vis-à-vis de tel ou tel autre opérateur économique !  

La simple lecture de l’ordonnance du 19 septembre 1945 régissant notre profession pourra convaincre les plus réfractaires. 

Je ne laisserai pas notre profession se faire mal traiter ainsi, par certains qui n’ont pas su ou pas voulu entreprendre en temps utiles, dans leur propre profession, les réformes nécessaires.  

J’en appelle donc aux parlementaires et aux organisations patronales qui participent à ce débat historique sur l’interprofessionnalité, à faire preuve de respect et d’objectivité vis-à-vis des professionnels du chiffre.

 

Charles-René Tandé, 
Président National de l’IFEC  

 

L'appel de la profession unie sur le projet de loi Macron : cliquez ici pour lire le communiqué